Une analyse subtile entre la nécessité d'un impôt énergétique, pour inciter aux changements de comportement et économiser l'énergie, la situation socio-géographique de notre pays et la nécessité du salaire maximum.
Quel tohu-bohu, les amis ! "Antisociale", "populiste", "hold-up fiscal", "impôt Sarkozy ", "ridicule", "écologie punitive", la contribution énergie climat - euh, la "taxe carbone" - fait rugir dans les chaumières.
Excellente nouvelle ! Si l'on se souvient qu'en 1992 le projet de taxe sur l'énergie avait été discrètement enterré sous la pression des milieux industriels, on mesure le chemin parcouru : la question écologique s'est imposée dans le débat démocratique. C'est le signe que le coeur de la politique dans les pays industrialisés, aujourd'hui, est de trouver comment établir une nouvelle relation avec la biosphère.
Deuxième point positif : le débat s'est organisé autour de la question de la justice. Le projet de taxe est-il équitable ? L'articulation entre justice sociale et écologie est mise en lumière comme cela n'avait jamais été le cas. Troisième observation : le mythe du "désert français" est mort. La vivacité du débat tient au fait qu'une large partie de la population vit en zone rurale, et dépend donc de l'automobile.
Cela étant observé, rappelons la logique de la démarche.
1 - Point de départ : la planète est engagée dans une crise écologique majeure, notamment par le changement climatique. Celui-ci pourrait avoir des conséquences immenses. Il découle de nos émissions de gaz à effet de serre.
Dès lors une conclusion s'impose :
2 - Il nous faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Or celles-ci sont liées à notre consommation d'énergie.
Donc :
3 - Il nous faut réduire notre consommation d'énergie. Comment ? Les technologies alternatives ne sont pas disponibles à grande échelle et à court terme. Pour diminuer la consommation d'énergie fossile, qui produit du CO2, il nous faut en augmenter le prix pour en dissuader la consommation.
4 - Si le prix augmente, soit on dépense plus, soit on consomme moins. Oui, c'est une perte de pouvoir d'achat. Mais les responsables politiques qui prétendent lutter contre la crise écologique sans envisager une modification du mode de vie... mentent.
5 - Combien de personnes en France sont dans une situation économique telle qu'une diminution de leur consommation énergétique de 10 % est absolument insupportable ? A la louche, 20 % de la population. Pour ceux-ci, l'aide est indispensable, vitale, indiscutable. Mais les autres doivent accepter de consommer moins de pétrole et d'électricité.
6 - Les revenus tirés de l'impôt énergie doivent être clairement compensés par davantage de transports collectifs et d'aides aux économies d'énergie.
7 - L'impôt envisagé reste injuste dans le contexte d'une répartition des revenus particulièrement inégalitaire. Son acceptation suppose une réforme fiscale corrigeant ce désordre social : abolition du bouclier fiscal, refonte des niches fiscales, revenu maximal admissible.
Excellente nouvelle ! Si l'on se souvient qu'en 1992 le projet de taxe sur l'énergie avait été discrètement enterré sous la pression des milieux industriels, on mesure le chemin parcouru : la question écologique s'est imposée dans le débat démocratique. C'est le signe que le coeur de la politique dans les pays industrialisés, aujourd'hui, est de trouver comment établir une nouvelle relation avec la biosphère.
Deuxième point positif : le débat s'est organisé autour de la question de la justice. Le projet de taxe est-il équitable ? L'articulation entre justice sociale et écologie est mise en lumière comme cela n'avait jamais été le cas. Troisième observation : le mythe du "désert français" est mort. La vivacité du débat tient au fait qu'une large partie de la population vit en zone rurale, et dépend donc de l'automobile.
Cela étant observé, rappelons la logique de la démarche.
1 - Point de départ : la planète est engagée dans une crise écologique majeure, notamment par le changement climatique. Celui-ci pourrait avoir des conséquences immenses. Il découle de nos émissions de gaz à effet de serre.
Dès lors une conclusion s'impose :
2 - Il nous faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Or celles-ci sont liées à notre consommation d'énergie.
Donc :
3 - Il nous faut réduire notre consommation d'énergie. Comment ? Les technologies alternatives ne sont pas disponibles à grande échelle et à court terme. Pour diminuer la consommation d'énergie fossile, qui produit du CO2, il nous faut en augmenter le prix pour en dissuader la consommation.
4 - Si le prix augmente, soit on dépense plus, soit on consomme moins. Oui, c'est une perte de pouvoir d'achat. Mais les responsables politiques qui prétendent lutter contre la crise écologique sans envisager une modification du mode de vie... mentent.
5 - Combien de personnes en France sont dans une situation économique telle qu'une diminution de leur consommation énergétique de 10 % est absolument insupportable ? A la louche, 20 % de la population. Pour ceux-ci, l'aide est indispensable, vitale, indiscutable. Mais les autres doivent accepter de consommer moins de pétrole et d'électricité.
6 - Les revenus tirés de l'impôt énergie doivent être clairement compensés par davantage de transports collectifs et d'aides aux économies d'énergie.
7 - L'impôt envisagé reste injuste dans le contexte d'une répartition des revenus particulièrement inégalitaire. Son acceptation suppose une réforme fiscale corrigeant ce désordre social : abolition du bouclier fiscal, refonte des niches fiscales, revenu maximal admissible.
Rédigé par le Dimanche 6 Septembre 2009 à 11:12
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