Karima Delli se rend en Inde à l'occasion du 62e anniversaire de la mort de Gandhi pour prôner le revenu maximum admissible
A l’occasion du 62e anniversaire de la mort du Mahatma Gandhi, et dans le cadre de l’Année Européenne de Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale, Karima Delli, Députée européenne d’Europe Écologie et membre de la Délégation du Parlement européen pour l’Inde, est actuellement en visite à Bhopal, où elle doit participer au 1er Colloque International sur l’Économie Non-Violente organisé par les ONG Gandhi International et Ekta Parishad.
Elle participera à un colloque international sur l’économie non-violente, où elle défendra l’idée d’un revenu maximum admissible, corolaire indispensable d’un revenu minimum universel, afin de lutter contre la pauvreté et les trop grandes inégalités sociales.
http://www.karimadelli.com/2010/02/02/62e-anniversaire-de-la-mort-de-gandhi-karima-delli-se-rend-en-inde-pour-proner-le-revenu-maximum-admissible-a-loccasion-du-62e-anniversaire-de-la-mort-du-mahatma-gandhi-et-dans-le-cadre-de-lann/
Elle participera à un colloque international sur l’économie non-violente, où elle défendra l’idée d’un revenu maximum admissible, corolaire indispensable d’un revenu minimum universel, afin de lutter contre la pauvreté et les trop grandes inégalités sociales.
http://www.karimadelli.com/2010/02/02/62e-anniversaire-de-la-mort-de-gandhi-karima-delli-se-rend-en-inde-pour-proner-le-revenu-maximum-admissible-a-loccasion-du-62e-anniversaire-de-la-mort-du-mahatma-gandhi-et-dans-le-cadre-de-lann/
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Karima Delli
Rédigé par le Mardi 2 Février 2010 à 18:34
Question de rentrée au commissaire en charge de l'emploi et des affaires sociales, Joaquín Almunia, le 4 novembre 2009 posée par Karima Delli
Monsieur le Commissaire,
J’ai lu très attentivement votre communication et j’y ai relevé plusieurs points qui m’ont parus particulièrement intéressants.
Vous notez d’abord que l’assainissement budgétaire passe nécessairement par le biais de nouvelles recettes.
Vous pointez également la responsabilité de la spéculation sur les marchés financiers dans le déclenchement de la crise économique et sociale que nous connaissons.
Vous soulignez enfin l’importance de soutenir les revenus de nos concitoyens les plus démunis, dans un double objectif de cohésion sociale et de stimulation de la demande.
En tant qu’écologiste, je partage votre souci d’assurer la viabilité des finances publiques dans les états membres de l’Union européenne, car nous savons très bien que les déficits d’aujourd’hui seront payés par les générations futures.
Mais je voudrais aller un peu plus dans mon raisonnement.
En décembre 2004, la Commission a émis une recommandation visant à encadrer les revenus des hauts dirigeants. Cinq ans plus tard, nous n’avons toujours pas avancé sur ce point, la recommandation n’a été que partiellement mise en œuvre, et les abus en tout genre ont proliféré : parachutes dorés, retraites chapeaux, bonus et stocks options…
Ce sont, chaque année, des dizaines de milliards d’euros que se sont partagés les plus riches, pendant que les ouvriers et les employés voyaient leurs emplois menacés par les délocalisations et la spéculation sur les marchés financiers, et que leurs salaires stagnaient voire même diminuaient du fait de l’inflation.
Les écarts de revenus sont ainsi passés de 1 à 40 dans les années 1970 à plus de 1 à 1000 ces dernières années !
Pour sortir de cette logique de rentabilité à court terme, la Commission a récemment émis une proposition de directive qui vise, entre autres, à mettre en place une surveillance prudentielle des politiques de rémunérations dans le secteur des services financiers.
C’est nécessaire, mais c’est loin d’être suffisant. Nous devons aujourd’hui aller beaucoup plus loin dans l’encadrement des hautes rémunérations et encourager les états membres à mettre en place une fiscalité qui limitera les très hauts revenus, par exemple en taxant à 90% tous les revenus au-delà de 30 fois le salaire médian, comme l’a fait le Président Roosevelt en 1932 et comme le propose encore aujourd’hui le Président Obama.
Nous aurions là une nouvelle source de recettes fiscales qui permettrait à la fois de participer à l’assainissement des finances publiques et de limiter les effets nocifs de la spéculation financière sur l’économie réelle.
Par ailleurs, les nouvelles recettes dégagées permettront de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir un revenu minimum pour tous : retraités, étudiants, chômeurs ou travailleurs pauvres.
http://europeecologie.eu/Question-sur-le-revenu-maximal
J’ai lu très attentivement votre communication et j’y ai relevé plusieurs points qui m’ont parus particulièrement intéressants.
Vous notez d’abord que l’assainissement budgétaire passe nécessairement par le biais de nouvelles recettes.
Vous pointez également la responsabilité de la spéculation sur les marchés financiers dans le déclenchement de la crise économique et sociale que nous connaissons.
Vous soulignez enfin l’importance de soutenir les revenus de nos concitoyens les plus démunis, dans un double objectif de cohésion sociale et de stimulation de la demande.
En tant qu’écologiste, je partage votre souci d’assurer la viabilité des finances publiques dans les états membres de l’Union européenne, car nous savons très bien que les déficits d’aujourd’hui seront payés par les générations futures.
Mais je voudrais aller un peu plus dans mon raisonnement.
En décembre 2004, la Commission a émis une recommandation visant à encadrer les revenus des hauts dirigeants. Cinq ans plus tard, nous n’avons toujours pas avancé sur ce point, la recommandation n’a été que partiellement mise en œuvre, et les abus en tout genre ont proliféré : parachutes dorés, retraites chapeaux, bonus et stocks options…
Ce sont, chaque année, des dizaines de milliards d’euros que se sont partagés les plus riches, pendant que les ouvriers et les employés voyaient leurs emplois menacés par les délocalisations et la spéculation sur les marchés financiers, et que leurs salaires stagnaient voire même diminuaient du fait de l’inflation.
Les écarts de revenus sont ainsi passés de 1 à 40 dans les années 1970 à plus de 1 à 1000 ces dernières années !
Pour sortir de cette logique de rentabilité à court terme, la Commission a récemment émis une proposition de directive qui vise, entre autres, à mettre en place une surveillance prudentielle des politiques de rémunérations dans le secteur des services financiers.
C’est nécessaire, mais c’est loin d’être suffisant. Nous devons aujourd’hui aller beaucoup plus loin dans l’encadrement des hautes rémunérations et encourager les états membres à mettre en place une fiscalité qui limitera les très hauts revenus, par exemple en taxant à 90% tous les revenus au-delà de 30 fois le salaire médian, comme l’a fait le Président Roosevelt en 1932 et comme le propose encore aujourd’hui le Président Obama.
Nous aurions là une nouvelle source de recettes fiscales qui permettrait à la fois de participer à l’assainissement des finances publiques et de limiter les effets nocifs de la spéculation financière sur l’économie réelle.
Par ailleurs, les nouvelles recettes dégagées permettront de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir un revenu minimum pour tous : retraités, étudiants, chômeurs ou travailleurs pauvres.
http://europeecologie.eu/Question-sur-le-revenu-maximal
Rédigé par le Mercredi 11 Novembre 2009 à 10:27
Karima Delli fait sa rentrée au Parlement européen. Extrait de son blog...
Mardi 1er septembre, c'était la rentrée, après des vacances trop courtes (une semaine) et les Journées d'été des Verts à Nîmes sous un soleil de plomb mais dans une ambiance studieuse et festive. Au programme, Copenhague bien sûr (J-101), mais également un forum de Sauvons les Riches intitulé "Comment sauver les Riches en moins 10 ans?".
Sous les applaudissements, Monique et Michel Pinçon-Charlot, sociologues français spécialistes de la grande bourgeoisie, nous ont dressés un portrait de cette étrange tribu: «les très riches», habitués des parties de chasse à courre au salon du Bristol. Notre cher Hervé Kempf, auteur de Comment les riches détruisent la planète, bible de notre collectif, est intervenu pour réaffirmer la nécessité du revenu maximum. Y'a du boulot! Mais on se donne dix ans pour y arriver.
Une de mes priorités durant cette mandature au Parlement européen va être de tout faire pour permettre l'instauration d'un revenu maximal à l'échelle européenne. On va me rétorquer qu'il n'est pas dans les compétences du Parlement de légiférer sur les rémunérations. Ce n'est pas parce que c'est impossible qu'il ne faut rien faire.
D'abord trouver des outils pour contourner cette impasse institutionnelle. Notre plan d'attaque: tout d'abord mobiliser l'opinion publique européenne. Premier pas, des contacts sont établis pour lancer Sauvons les Riches en Belgique et en Italie. Deuxième pas, introduire le revenu maximal dans les textes de loi par le bais d'amendements, de déclarations politiques, de questions écrites à la commission et tout le tintouin... Reste à secouer et à convaincre nos eurodéputés des autres groupes politiques. Si Vincent Peillon est chaud pour la taxe Tobin, il sera chaud bouillant pour le revenu maximum.
http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2009/09/rentr%C3%A9e-des-classes-au-pas-de-course-et-tous-volontaires.html
Sous les applaudissements, Monique et Michel Pinçon-Charlot, sociologues français spécialistes de la grande bourgeoisie, nous ont dressés un portrait de cette étrange tribu: «les très riches», habitués des parties de chasse à courre au salon du Bristol. Notre cher Hervé Kempf, auteur de Comment les riches détruisent la planète, bible de notre collectif, est intervenu pour réaffirmer la nécessité du revenu maximum. Y'a du boulot! Mais on se donne dix ans pour y arriver.
Une de mes priorités durant cette mandature au Parlement européen va être de tout faire pour permettre l'instauration d'un revenu maximal à l'échelle européenne. On va me rétorquer qu'il n'est pas dans les compétences du Parlement de légiférer sur les rémunérations. Ce n'est pas parce que c'est impossible qu'il ne faut rien faire.
D'abord trouver des outils pour contourner cette impasse institutionnelle. Notre plan d'attaque: tout d'abord mobiliser l'opinion publique européenne. Premier pas, des contacts sont établis pour lancer Sauvons les Riches en Belgique et en Italie. Deuxième pas, introduire le revenu maximal dans les textes de loi par le bais d'amendements, de déclarations politiques, de questions écrites à la commission et tout le tintouin... Reste à secouer et à convaincre nos eurodéputés des autres groupes politiques. Si Vincent Peillon est chaud pour la taxe Tobin, il sera chaud bouillant pour le revenu maximum.
http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2009/09/rentr%C3%A9e-des-classes-au-pas-de-course-et-tous-volontaires.html
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Karima Delli
Rédigé par le Mercredi 9 Septembre 2009 à 12:37
Sur son blog, Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge du combat écologique, annonce un débat sur le RMA dimanche 13 septembre à la fête de l'Humanité.
J'aurai l'honneur d'introduire à la Fête de l'Huma dimanche prochain le débat : "Urgence climatique et justice sociale : le RMA peut-il être une réponse ?" (oui !!!)
A vrai dire, je viens de passer une bonne partie de mon week-end à l'organiser... Mais je suis ravie. Sincèrement ravie que le PG s'empare de ce sujet ô combien important, magnifique et positive conjugaison de l'écologie et du social.
Et que Thomas COUTROT et Hervé KEMPF aient d'ores et déjà accepté de venir.
Le principe du RMA (revenu maximum autorisé - ou admissible - ou acceptable...) était déjà présent parmi les différentes mesures de la proposition de loi du PG sur le "bouclier social" :
* Article 17 - Il est institué un salaire maximum légal dont le montant ne peut pas dépasser vingt fois celui du salaire minimum. Le salaire maximum légal inclut, le cas échéant, la partie fixe du salaire et la partie variable en fonction des objectifs prévus au contrat de travail ou du chiffre d'affaire généré par l'activité du salarié.
Mais avec l'actualité, le RMA doit absolument revenir sur le devant de la scène ! En effet, le débat sur la taxe carbone téléscope les discussions du G20 sur le plafonnement des bonus. A la veille de deux sommets majeurs, Copenhague et Pittsburgh, la crise financière et l'urgence climatique remettent donc toutes les deux au premier plan la question des inégalités… et celle du RMA !
Les enjeux posés par le dérèglement climatique impliquent de revoir en profondeur notre mode de développement et notamment de réduire fortement notre consommation d'énergie. Soit. Pour autant, la réponse du gouvernement sous forme d'une taxe carbone renchérissant le coût de l'énergie pour les particuliers est-elle socialement acceptable ?
En pleine montée des inégalités sociales, peut-on faire porter l'effort sur des ménages déjà touchés de plein fouet par la récession et le chômage ? Pendant que les plus riches pourront quant à eux continuer à surconsommer et gaspiller tranquillement l'énergie sans se préoccuper de son coût ?
La question écologique repose avec force le caractère insoutenable des inégalités sociales. On ne résoudra pas l'équation climatique sans réduire drastiquement les inégalités. On ne trouvera pas de large implication populaire sur ces questions sans la mise en place d'une nouvelle répartition des revenus, plus juste et égalitaire. Car comment demander aux classes populaires de faire un effort supplémentaire, quand les dirigeants du CAC 40 gagnent en moyenne l’équivalent de 400 Smic, et que les revenus annuels du show-biz et du sport représentent pour certains plus de 1 600 années de Smic ?!
Le mode de vie de ces « élites », donné en exemple par les médias et la publicité, prône l'accumulation matérielle, alimente la machine productiviste et aggrave encore les dégâts causés par un système qui réussit le tour de force à la fois d'exploiter les individus et de détruire les éco-systèmes. C'est un vrai cercle vicieux !
Ces inégalités de revenus sont socialement inadmissibles et écologiquement destructrices.
Alors... Si on en profitait pour réclamer l'instauration du RMA ?
http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2009/09/06/Le-RMA-s-invite-%C3%A0-la-F%C3%AAte-de-l-Huma
A vrai dire, je viens de passer une bonne partie de mon week-end à l'organiser... Mais je suis ravie. Sincèrement ravie que le PG s'empare de ce sujet ô combien important, magnifique et positive conjugaison de l'écologie et du social.
Et que Thomas COUTROT et Hervé KEMPF aient d'ores et déjà accepté de venir.
Le principe du RMA (revenu maximum autorisé - ou admissible - ou acceptable...) était déjà présent parmi les différentes mesures de la proposition de loi du PG sur le "bouclier social" :
* Article 17 - Il est institué un salaire maximum légal dont le montant ne peut pas dépasser vingt fois celui du salaire minimum. Le salaire maximum légal inclut, le cas échéant, la partie fixe du salaire et la partie variable en fonction des objectifs prévus au contrat de travail ou du chiffre d'affaire généré par l'activité du salarié.
Mais avec l'actualité, le RMA doit absolument revenir sur le devant de la scène ! En effet, le débat sur la taxe carbone téléscope les discussions du G20 sur le plafonnement des bonus. A la veille de deux sommets majeurs, Copenhague et Pittsburgh, la crise financière et l'urgence climatique remettent donc toutes les deux au premier plan la question des inégalités… et celle du RMA !
Les enjeux posés par le dérèglement climatique impliquent de revoir en profondeur notre mode de développement et notamment de réduire fortement notre consommation d'énergie. Soit. Pour autant, la réponse du gouvernement sous forme d'une taxe carbone renchérissant le coût de l'énergie pour les particuliers est-elle socialement acceptable ?
En pleine montée des inégalités sociales, peut-on faire porter l'effort sur des ménages déjà touchés de plein fouet par la récession et le chômage ? Pendant que les plus riches pourront quant à eux continuer à surconsommer et gaspiller tranquillement l'énergie sans se préoccuper de son coût ?
La question écologique repose avec force le caractère insoutenable des inégalités sociales. On ne résoudra pas l'équation climatique sans réduire drastiquement les inégalités. On ne trouvera pas de large implication populaire sur ces questions sans la mise en place d'une nouvelle répartition des revenus, plus juste et égalitaire. Car comment demander aux classes populaires de faire un effort supplémentaire, quand les dirigeants du CAC 40 gagnent en moyenne l’équivalent de 400 Smic, et que les revenus annuels du show-biz et du sport représentent pour certains plus de 1 600 années de Smic ?!
Le mode de vie de ces « élites », donné en exemple par les médias et la publicité, prône l'accumulation matérielle, alimente la machine productiviste et aggrave encore les dégâts causés par un système qui réussit le tour de force à la fois d'exploiter les individus et de détruire les éco-systèmes. C'est un vrai cercle vicieux !
Ces inégalités de revenus sont socialement inadmissibles et écologiquement destructrices.
Alors... Si on en profitait pour réclamer l'instauration du RMA ?
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Rédigé par le Lundi 7 Septembre 2009 à 11:47
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