" Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez dans leur mangeoire. Et non seulement ils se sont enrichis de façon honteuse, mais ils ont entrainé l’économie dans des phases de cycle courts, dans le court terme, les bulles et les krach. "
Vous savez qu’il existe un salaire minimum, faut-il un salaire maximum ? Sachant qu’à ce salaire maximum s’ajoutera du revenu du capital, via les dividendes, les rémunérations pour participations à des conseils d’administration, les attributions d’options etc. Mais se pose une question : pourquoi les rémunérations des patrons ont-elle explosé ? Les patrons d’aujourd’hui ne sont pas plus géniaux que ceux d’autrefois, ils n’ont pas de neurones supplémentaires, mais ce sont les entreprises et les conditions de leur direction qui a changé.
Avec plusieurs effets pervers
Premier effet pervers, déjà souligné par Galbraith, la dispersion du capital entre une multitude d’actionnaires qui sont totalement impuissants. La « démocratie » du capital est une calembredaine, seuls les gros actionnaires peuvent avoir quelque influence sur les conseils d’administration, où la consanguinité est la règle. C’est pourquoi les entreprises familiales sont beaucoup plus exigeantes en matière de salaire des dirigeants que les entreprises où les patrons n’en font qu’à leur tête. Deuxième effet pervers : l’asymétrie d’information. Quand vous êtes patron, vous savez des tas de choses que les autres ne savent pas. En matière de produits, de vente, de bilan etc. Les dirigeants privilégient systématiquement leur propre intérêt au détriment des actionnaires, ne parlons pas des salariés dont ils n’ont que faire.
Comment lutter contre ce phénomène d’ « asymétrie » ?
Les économistes, qui sont de grands enfants, ont inventé une théorie, dite « théorie de l’agence » qui permet de lutter théoriquement (je dis bien théoriquement !) contre ce genre de problème. Les actionnaires vont inciter les patrons à jouer dans le même sens qu’eux. Et comment ? en leur distribuant des stock options, tiens, ce qui va les inciter à faire flamber le cours des actions. Théorie totalement, ne disons pas stupide, mais naïve, évidemment : les stock options incitent les dirigeants à faire flamber évidemment la valeur des actions, par des rachats d’actions, des fusions acquisitions, à s’enrichir énormément à court terme, tout en sachant que leur activité serait sans doute préjudiciable à la firme à long terme. Bref, les dirigeants ont fait jouer le principe « take the money and run ». Comme le marché, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez dans leur mangeoire. Et non seulement ils se sont enrichis de façon honteuse, mais ils ont entrainé l’économie dans des phases de cycle courts, dans le court terme, les bulles et les krach. Elle y est encore !
La phrase : « Mundus est immundus » Saint Augustin.
Chronique du 6 mai 2009
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lautreeconomie/index.php?id=79217
Avec plusieurs effets pervers
Premier effet pervers, déjà souligné par Galbraith, la dispersion du capital entre une multitude d’actionnaires qui sont totalement impuissants. La « démocratie » du capital est une calembredaine, seuls les gros actionnaires peuvent avoir quelque influence sur les conseils d’administration, où la consanguinité est la règle. C’est pourquoi les entreprises familiales sont beaucoup plus exigeantes en matière de salaire des dirigeants que les entreprises où les patrons n’en font qu’à leur tête. Deuxième effet pervers : l’asymétrie d’information. Quand vous êtes patron, vous savez des tas de choses que les autres ne savent pas. En matière de produits, de vente, de bilan etc. Les dirigeants privilégient systématiquement leur propre intérêt au détriment des actionnaires, ne parlons pas des salariés dont ils n’ont que faire.
Comment lutter contre ce phénomène d’ « asymétrie » ?
Les économistes, qui sont de grands enfants, ont inventé une théorie, dite « théorie de l’agence » qui permet de lutter théoriquement (je dis bien théoriquement !) contre ce genre de problème. Les actionnaires vont inciter les patrons à jouer dans le même sens qu’eux. Et comment ? en leur distribuant des stock options, tiens, ce qui va les inciter à faire flamber le cours des actions. Théorie totalement, ne disons pas stupide, mais naïve, évidemment : les stock options incitent les dirigeants à faire flamber évidemment la valeur des actions, par des rachats d’actions, des fusions acquisitions, à s’enrichir énormément à court terme, tout en sachant que leur activité serait sans doute préjudiciable à la firme à long terme. Bref, les dirigeants ont fait jouer le principe « take the money and run ». Comme le marché, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez dans leur mangeoire. Et non seulement ils se sont enrichis de façon honteuse, mais ils ont entrainé l’économie dans des phases de cycle courts, dans le court terme, les bulles et les krach. Elle y est encore !
La phrase : « Mundus est immundus » Saint Augustin.
Chronique du 6 mai 2009
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lautreeconomie/index.php?id=79217
Rédigé par le Jeudi 7 Mai 2009 à 17:59
Rubriques
allemagne
altermondialisme
Alternatifs
Andrew Simms
ariès
askenazy
attac
attali
Aubry
Ayrault
Bianco
bien-vivre
bronnec
Candar
changement climatique
chine
clerc
Coutrot
Daniel Cohen
Duflot
décence
décroissance
députés
EMR
etats-unis
europe
fillon
fourchette
france
G20
gadrey
grands patrons
gratuité
généreux
Harribey
hauts salaires
hirsch
histoire
houillon
Hue
huelin
Huey Long
impôt confiscatoire
INSEE
inégalités
Karima Delli
kempf
llense
Louis Maurin
marchais
maris
maroc
mauss
medef
MoDem
morale
MUP
mylonda
Mélenchon
Nouvelle-Zélande
NPA
obama
Onfray
orwell
Parisot
Parlement européen
parti de gauche
pays-bas
pc
pigasse
piketty
Pizzigati
platon
Poulin-Litvak
propositions
proxinvest
PS
pétition
québec
ramaux
raveaud
revenu universel
revue
rma
Rocard
roosevelt
Roumanie
Royaume-Uni
référendum
SMAX
star-system
suisse
ségolène royal
taxe carbone
Tivolle
ump
utopie
Veblen
viveret
écologie
Liste de liens
Sondage
Dernières notes
Henry Ford disait...
04/08/2010
Salaires des patrons : le prix de la décence
04/08/2010
Le cri du peuple veut un référendum
02/08/2010
Riches : toujours plus
12/06/2010
La dernière verticalité ?, par Betov
04/06/2010
Collectif "Piquons une crise"
02/06/2010
Pour l'instauration d'un revenu maximum
05/05/2010

